5 mai 2008

Approche Scientifique de l’Architecture Bioclimatique


Le Colloque International sur l’Approche scientifique de l’Architecture Bioclimatique réunira le 2 au 4 octobre 2008, sur le Centre de Séjour Scientifique de Saint-Anthème en Auvergne, des Scientifiques, des Ingénieurs et des Architectes travaillant sur l’Architecture Bioclimatique ou s’y intéressant, et souhaitant échanger et partager leurs points de vue et expériences. Le colloque s’organisera autour de trois thèmes. Le principal, la symbiose en architecture, est transversal et fédérateur. Il donne le ton du colloque mais demeure un sujet de questionnement. L’architecture bioclimatique constitue le deuxième thème, il s’agira d’établir un bilan de la pratique et d’ouvrir à de nouvelles pistes de recherche. Le troisième thème, celui des nouvelles écoles de pratiques bio inspirées (écologie industrielle, bionique, physionique,...) aidera à cette ouverture. Enfin, nous souhaitons que chacun de ces thèmes soit restitué dans un historique afin d’apporter une contribution à l’histoire de l’architecture encore peu empreinte de considérations d’ordre écologique.

L’objectif du colloque est de faire le point sur les avancées scientifiques et techniques récentes sur le sujet, d’échanger sur les pistes de recherches futures et de confronter les regards sur les perspectives d’évolution de l’Architecture Bioclimatique et le travail interdisciplinaire.

Toutes les infos sur: http://asso.objectif-sciences.com/-Approche-Scientifique-de-l-.html

9 avril 2008

Etiquetage des produits : donner un coût environnemental à tous les achats

Abordée lors du Grenelle de l'environnement, la question de l'étiquetage de l'ensemble des produits vendus en France pourrait intégrer le projet de loi qui sera étudié au printemps. Un sujet abordé lors d'un atelier du FEDERE2008, le 28 mars dernier.


L'étiquetage transforme le marché. Pour François Moisan, directeur exécutif stratégie et recherche de l'ADEME, fournir des informations environnementales au consommateur a un impact positif sur le marché. L'étiquetage a été introduit par l'Union européenne en 1994 pour les réfrigérateurs (étiquette énergie). Cette mesure a conduit à une transformation rapide du marché et à une évolution qualitative de l'offre, explique-t-il.

Un constat partagé par l'ensemble des intervenants à l'atelier Certification et labellisation du 7ème Forum européen pour le développement durable et une entreprise responsable, organisé par Les Echos, les 27 et 28 mars derniers.

Le projet de loi portant sur cette question et issu des ateliers du Grenelle de l'Environnement sera débattu au printemps 2008. Son ambition ? A partir du 1er janvier 2011, tout produit doit, par voie de marquage, d'étiquetage, informer le consommateur sur le contenu en carbone du produit. Ce projet est très ambitieux, note François Moisan. Nous souhaitons, à travers lui, transformer les modes de consommation.

L'étiquetage, pour faire évoluer l'offre

Depuis 1994, l'étiquette énergie a été étendue à d'autres appareils électroménagers et récemment aux secteurs du bâtiment et de l'automobile. Au-delà de l'information des consommateurs, c'est une norme qui se met en place, un référentiel technique. L'essentiel de l'impact porte sur les fabricants, qui ne souhaitent pas voir leurs produits mal classés, explique François Moisan.
Avoir une information sur l'ensemble des produits que nous proposons induit forcément une démarche de progrès, une évolution pour tendre à une amélioration des performances de nos produits, confirme Gilbert Delahaye, directeur du Développement durable du groupe Casino.
Un avis partagé par Franck Moreno, directeur Développement durable du groupe Castorama : Cela nous permet de prendre conscience de l'impact des produits et de la marge de progrès que nous pouvons réaliser. Ce sera un outil de pilotage pour la conception de nos gammes futures.

Aujourd'hui, seuls 20 % des produits, « le haut du panier », sont concernés par des labels et certifications environnementales. Selon l'avis de tous, couvrir l'ensemble des produits par une information environnementale permettrait d'impacter sur la qualité des produits. D'ailleurs, à l'occasion de la Semaine du développement durable, une étude Ethicity* menée en partenariat avec l'ADEME tente de faire le point sur les intentions d'achats des Français en faveur des produits plus responsables. Si la prise de conscience des enjeux du développement durable semble acquise, puisque 61,7 % des Français disent vouloir disposer d'informations sur l'impact environnemental sur les étiquettes des produits qu'il consomme, l'étude établi que le total des personnes déclarant agir au travers de leurs actes d'achat plafonne à 20 %. 
La mauvaise connaissance des produits et de leur prix expliquerait ainsi majoritairement cette stagnation et conduirait les 3/4 des Français à penser que consommer responsable, c'est réduire sa consommation.

Les enjeux actuels : lisibilité et coordination

Si un consensus semble régner sur ce sujet, les modalités de mise en œuvre d'un tel projet posent davantage question : quel prix écologique va-t-on donner aux produits ? Un coût monétaire ? Un coût carbone ? Sur quels critères baserons-nous les calculs ? Un seul critère (CO2) ou plusieurs critères (impact sur l'eau…) ? questionne François Moisan.

L'heure est aujourd'hui à la réflexion : l'enjeu est de guider le consommateur dans son choix, analyse Philippe Osset, directeur du département développement durable de Pricewaterhouse Coopers. Il ne faut pas simplement mettre en place un étiquetage de plus parmi d'autres. L'information devra être compréhensible et pertinente.
De nombreuses questions restent aujourd'hui en suspens : Quels seront les critères retenus ? L'outil sera-t-il pertinent pour chaque classe de produit ? L'approche devra-t-elle être sectorielle ?

Pour affiner la démarche, plusieurs acteurs de la grande distribution se sont engagés, cette année, à étiqueter un certain nombre de produits. Depuis un an, nous avons entrepris un certain nombre de calculs pour évaluer le coût environnemental d'une centaine de produits, explique Gilbert Delahaye. Nous travaillons avec l'ADEME dans cette démarche. La question est : comment fournir une information simple alors que le sujet est complexe ?
Le groupe Casino a décidé de baser ses calculs sur 3 critères : le transport, l'emballage et le recyclage des matériaux. Le but ? Parvenir à un total de grammes carbone émis par le produit. L'intérêt à long terme, c'est que le consommateur puisse comparer les produits. Il faudra donc que l'ensemble des entreprises utilise les mêmes outils. L'objectif de 2011 est très optimiste, mais le processus est en marche ! commente Gilbert Delahaye.

Toute la chaîne de production et de distribution est concernée par cette démarche. Une fois l'outil mis en place, la coordination promet d'être longue et complexe : pour l'entreprise, l'enjeu financier est important. Cela implique des coûts d'investissement non négligeables. Il faudra une mise en place progressive de cette démarche, conclut Philippe Osset, de Pricewaterhouse Coopers.

S.FABREGAT


* Enquête commanditée par Ethicity et Aegis Media Expert et réalisée par TNS Media Intelligence en partenariat avec l'ADEME menée du 14 janvier au 11 février 2008 auprès d'un échantillon représentatif de la population française de 4580 individus âgés de 15 à 70 ans


Article publié par Actu-environnement, le 1/04/08

2 avril 2008

L'emballement durable

Vert et vertueux : en pleine Semaine du développement durable, pas une entreprise, pas une multinationale qui n'ait pris conscience du risque environnemental qui menace la planète. Du moins si l'on s'en réfère à leurs vertes affiches et communiqués de presse. Pas un média qui ne les relaie, ours polaire sur fond de banquise - fondante - à l'appui. Mais gare à l'emballement : "Nous sommes à la limite de l'indigestion", prévient Brigitte Mantel, directrice des tendances pour Getty Images France. Basée à Seattle, cette multinationale créatrice d'images vient de publier le rapport MAP (what Make A Picture) après avoir analysé 2 500 campagnes de communication dans le monde courant 2007.






Des apiculteurs s'occupent de ruches installées dans un espace vert à Besançon, le 03 octobre 2007.
AFP/JEFF PACHOUD







Selon cette enquête, réalisée avec Yankelovitch Research, les consommateurs de 2008 recherchent l'authenticité et se méfient du "greenwashing", cette tendance des annonceurs à peindre en vert leur communication sans changer leurs pratiques. "Ce qui est étonnant, c'est l'étroitesse de la palette des verts utilisés", commentent les auteurs de l'enquête. Alors que l'environnement prend une importance croissante dans le quotidien des consommateurs, ceux-ci deviennent de plus en plus méfiants vis-à-vis de la publicité mensongère. Les réactions des internautes le confirment : "Vous nous racontez tout et n'importe quoi sur l'environnement. Assez de bigoterie écologiste !", lancent-ils. Le message est pris très au sérieux par Getty Images, qui en a averti ses clients présents dans tous les secteurs économiques. Car le développement durable fait partie intégrante de l'économie de marché. De l'Europe à l'Amérique, les financiers sont convaincus que l'écologie est une fabuleuse source de business, un "or vert".

L'économie, deuxième pilier du développement durable, a donc un avenir radieux. Même s'il est porteur d'incohérences. Ainsi l'enquête Getty Images cite le palmarès des sociétés les plus écoresponsables, classées selon leur engagement dans leur processus de fabrication, leurs emballages, leurs nouveaux produits : arrive en tête Toyota Motor Corporation, talonné par General Electric, Whole Foods (aliments naturels), Honda Motor Company et Wall-Mart, soit deux leaders de la construction automobile (secteur responsable de 12 % des rejets de CO2 dans l'atmosphère) sur cinq, et un géant de la grande distribution (Wall-Mart).

Mais nous sommes aux Etats-Unis, nation qui a pris conscience de façon tardive mais très réactive des dangers causés par notre mode de vie destructeur de ressources naturelles. En France, l'évolution des mentalités est antérieure et progressive. Ce qui n'empêche pas certains mystères : la société Batribox (collecte, recyclage et sensibilisation de l'éco-organisme Screlec) relève ainsi dans son sondage IFOP que 87 % des personnes interrogées déclarent rapporter leurs piles et batteries usagées dans les points de collecte, alors que, selon les chiffres officiels, ces points de collecte n'en récupèrent que 30 %...

Reste le social, troisième et dernier "pilier" du développement durable. A l'intérieur de l'entreprise, les bonnes conditions de travail sont désormais capitales. Leur non-respect - surtout - risque de renvoyer une image déplorable à l'extérieur, aux yeux des consommateurs et des actionnaires. Au niveau mondial, les déséquilibres s'accroissent, parce que ce sont les riches qui polluent le plus ; parce que les nations les plus pauvres sont les plus exposées aux conséquences du dérèglement climatique.

La lutte contre les inégalités est désormais une priorité. Fabienne Simon, directrice chez TNS-Sofres, y croit : "Le social est la valeur qui monte."
Catherine Pacary
Article paru dans l'édition du Monde 03.04.08.

27 mars 2008

L’AIE se penche sur l’amélioration de l’efficacité énergétique des bâtiments

article publié le 25/03/2008 sur www.actu-environnement.com

L’Agence Internationale de l’énergie vient de publier une étude destinée aux décideurs regroupant plusieurs conseils afin de mener des politiques efficaces en matière d’économie d’énergie dans le bâtiment.

Convaincue que l'efficacité énergétique est de loin la manière la plus rentable pour relever les trois défis énergétiques que sont la sécurité d’approvisionnement, la réduction des coûts et un environnement plus « propre », l’Agence Internationale de l’énergie (AIE) s’est penchée sur la question et plus particulièrement pour le secteur du bâtiment. L’AIE rappelle que les bâtiments existants sont responsables de plus de 40% de la consommation totale d'énergie primaire mondiale et expliquent 24% des émissions mondiales de CO2. Avec l’augmentation de la consommation d'énergie, des prix élevés et l’augmentation des émissions de CO2, l'impératif pour améliorer l'efficacité énergétique est plus fort que jamais, estime Nobuo Tanaka, directeur exécutif de l’AIE. Sur cette route vers un futur soutenable en énergie, les actions dans le secteur du bâtiment peuvent jouer un rôle primordial, ajoute-t-il.

Toutefois, bien que le potentiel d’économie dans le secteur du bâtiment soit
Avec l’augmentation de la consommation d'énergie, des prix élevés et l’augmentation des émissions de CO2, l'impératif pour améliorer l'efficacité énergétique est plus fort que jamais
considérable, l’AIE reconnaît l’existence de nombreux freins liés au marché et notamment des freins financiers comme le coût initial ou encore l'inadéquation des mécanismes traditionnels de financement pour ce type de projets. Afin de lever ces freins, l’AIE a réalisé une étude en collaboration avec l’Agence Française de Développement (AFD) portant sur les politiques menées dans plusieurs pays : Japon, Etats-Unis, France, Allemagne et Royaume-Uni. Chaque politique a été analysée selon plusieurs critères : pertinence, efficacité, flexibilité, clarté et durabilité.
À partir des expériences réalisées dans ces Etats, l’AIE déclare en tirer cinq leçons. Premièrement, étant donné que les obstacles financiers dans le secteur du bâtiment résidentiel sont nombreux et complexes, il est nécessaire de mettre place des « paquets de politique » pour levers les freins partout en même temps. Le cas allemand est une bonne illustration du succès des « paquets de politique ». La mise en place de norme dès les années 70 combinée à des associations public-privées a abouti à une diminution de la consommation annuelle moyenne des ménages de 280 kWh/m² en 1970 à 180 kWh/m² en 2004.

En second lieu, selon l’AIE, les associations public-privées donnent de meilleurs résultats par rapport aux cinq critères d'évaluation. Elles augmentent l'impact des politiques et permettent des changements plus durables. L’AIE cite en exemple le cas de la France et de ces outils d’épargne « verts » et notamment les prêts préférentiels accordés aux clients mettant en place des projets de rénovation et d’économie d’énergie dans leur résidence.

Troisièmement, la création d'un marché pour l'efficacité énergétique est nécessaire pour augmenter la durabilité des actions dans le secteur. Ce marché est actuellement faible et perçu comme trop risqué, estime l’AIE. L’agence souligne que l’Union européenne s’est engagée à déclencher une telle transformation du marché notamment à travers des règlements, des accords volontaires avec les fabricants, des normes d’efficacité énergétique sur les équipements et les appareils mais également en libéralisant l'approvisionnement en énergie.

Mais cette transformation du marché exigera la participation accrue du secteur privé. La quatrième leçon tirée par l’AIE des études de cas est alors la nécessité pour les gouvernements de créer des conditions plus favorables et rassurantes notamment par la mise en place d’instruments de partage du risque et l'application systématique d'un cadre de mesure et de vérification.

Pour finir, l’AIE explique que le contexte national joue un rôle déterminant dans le succès ou l'échec des politiques. Les spécificités du secteur résidentiel (propriétaires ou locataires), le profil énergétique ou la structure politique d'un pays, sont les facteurs principaux à considérer en concevant les politiques.

Ainsi, l’AIE encourage les décideurs à prendre en compte ces cinq recommandations pour l’élaboration des politiques énergétiques. L’agence appelle également les pays à collecter un maximum de données sur les programmes mis en œuvre. De telles données sont actuellement rares et rendent l'analyse et les comparaisons des politiques entre les pays plus difficiles, expliquent l’AIE.

F.ROUSSEL


# Se procurer l’étude
# Consulter le dossier actu-environnement sur l’énergie dans le bâtiment

25 mars 2008

Le porte-parole du Réseau Sortir du Nucléaire placé en garde à vue par la DST

Le porte-parole du Réseau Sortir du Nucléaire placé en garde à vue par la DST
Convoqué cet après-midi par la Direction de la surveillance du territoire au sujet de la détention d'un document «confidentiel défense», Stéphane Lhomme a été placé en garde à vue.
Article écrit par Eliane Patriarca
LIBERATION.FR : mardi 25 mars 2008



Cake aux olives et vin rouge dans des gobelets en plastique: Stéphane Lhomme, le porte-parole du réseau «Sortir du nucléaire», convoqué cet après-midi par la Direction de la surveillance du territoire (DST) au sujet de la détention d'un document «confidentiel défense», n'avait perdu ni le moral ni les bonnes habitudes associatives à son arrivée. Mais dès son entrée dans les locaux de la DST, il a été placé en garde à vue.
C'est José Bové, venu le soutenir, qui l'a annoncé peu après l'entrée de Stéphane Lhomme dans les locaux de la DST à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine).

"La DST a informé sa compagne qu'il avait été placé en garde en vue dès 14 heures", a indiqué José Bové. "On ne sait pas pour combien de temps", a-t-il ajouté.

Deux heures plus tôt, à la mi-journée, sur le trottoir qui longe le siège de la DST, dont l'accès était restreint depuis le matin par des barrières métalliques et de nombreux policiers, une vingtaine de personnes s'était rassemblée pour accueillir et soutenir le porte-parole de ce réseau évologiste qui fédère 810 associations. La secrétaire nationale des Verts, Cécile Duflot, était là, aux côtés de Jacques Muller, sénateur-maire Vert du Haut-Rhin (Alsace), ceint de son écharpe tricolore.

"Je vais entrer dans le bâtiment à 14 heures mais je ne sais pas quand j'en ressortirai: une heure, un mois ou cinq ans plus tard !» plaisantait Stéphane Lhomme. Selon lui, ce qui se joue aujourd'hui, c'est la « deuxième mi-temps » d'une affaire qui a débuté, il y a deux ans.
Perquisition en 2006

Le 16 mai 2006, sur ordre de la section antiterroriste du Parquet de Paris, la DST avait fait irruption son domicile à Bordeaux, l'avait placé en garde à vue, soumis à interrogatoire, avait perquisitionné son appartement et saisi du matériel informatique et des dizaines de documents, dont une copie du document à l'origine de la perquisition.

Un document «confidentiel défense» qu'un salarié d'EDF avait transmis à Sortir du nucléaire et dont il ressortait que les réacteurs de type EPR, comme celui qui est actuellement en construction à Flamanville dans la Manche, n'étaient pas conçus pour résister au choc d'un avion de ligne, à un «crash suicide».

Pour la seule détention de ce document «confidentiel défense», Stéphane Lhomme risque 5 ans de prison et 75 000 euros d'amende. «Je devais être présenté à un magistrat, mais cela ne s'est jamais fait », soulignait-il ce matin.

Aujourd'hui l'objet de la convocation c'est la mise en ligne sur le Web de ce même document. Dès le lendemain de l' intervention, en effet, le 17 mai 2006, Sortir du nucléaire et d'autres associations avaient en effet décidé de réagir en publier une copie numérisée de ce document sur leurs sites internet.
"Un droit et un devoir"

Bien que ce soit une action collective, il y a pour la DST deux coupables: "La personne d'EDF qui nous a transmis le document et moi même", a expliqué le militant bordelais. "Mais je ne répondrai pas aux questions de la DST tant que je n'aurai pas vu un magistrat, tant que je ne saurai pas si la première «mi-temps» est classée ou si j'ai toujours au dessus de moi cette épée de Damoclès des cinq ans de prison.»

Sa ligne de défense est très simple. «Non seulement c'est notre droit de publier des documents qui montrent à l'ensemble de la population que, une fois de plus, concernant le nucléaire, les autorités françaises nous racontent des salades, et dissimulent des dangers, mais c'est notre devoir », a estimé Stéphane Lhomme. «Areva, qui développe l'EPR, a beau répéter partout que ce réacteur est sûr, ce document prouve le contraire."
"Nous sommes contents qu'il y ait des gens à l'intérieur du système, dans EDF en particulier, qui, voyant des choses très graves, prennent le risque de nous faire parvenir ces documents, a-t-il ajouté. Nous savons pas ce qu'il est advenu de cette personne. Notre espoir c'est que les autorités n'aient pas identifié la source. »

Le souvenir du nuage de Tchernobyl

Pour la secrétaire nationale des Verts comme pour le sénateur Jacques Muller, cette affaire montre une fois de plus qu'avec le nucléaire «il ne peut y avoir de transparence, de démocratie». «C'est scandaleux que le gouvernement veuille cacher un document de ce type, a protesté Cécile Duflot. Et s'il faut faire encore plus de publicité, on en fera, j'espère que les locaux de la DST sont assez grands!», ironisait-elle.

"Pour un élu alsacien, ajoutait Jacques Muller, cela ne peut que rappeler l'affaire du nuage de Tchernobyl en 1986, quand d'un côté les autorités françaises affirmaient que le nuage s'était arrête à la frontière, et de l'autre, les télévisions allemandes nous abreuvaient de toutes les mesures de sécurité à prendre avec les légumes et les fruits par exemple. Vingt ans après, rebelote, c'est toujours la loi du silence.»

5 mars 2008

CeBIT : Greenpeace récompense et épingle les firmes

Article issus de Clubic

Dans son combat contre la pollution a outrance liée au marché high tech, Greenpeace profite du CeBIT 2008 pour distribuer à nouveau les bons et les mauvais points. Dans un communiqué, la célèbre association mondialement connue pour défendre l'environnement se charge de récompenser et d'épingler les firmes high tech au travers d'une nouvelle enquête.

Pour réaliser cette enquête, Greenpeace a proposé aux quatorze principaux fabricants du secteur de lui fournir les produits qu'ils considèrent comme les plus écologiques, dans quatre catégories : ordinateurs de bureau, ordinateurs portables, téléphones mobiles et assistants personnels (PDA). L'organisation a ensuite décerné une note à chacun, en fonction de trois critères :

  • Utilisation de substances chimiques dangereuses (mercure, PVC, retardateurs de flamme bromés, antimoine, beryllium, phtalates…).
  • Efficacité énergétique.
  • Cycle de vie et le recyclage du produit.

Quels sont les résultats ? Seuls trois produits sur les 37 proposés décrochent une note au-dessus de la moyenne : l'ordinateur portable Sony Vaio TZ11, du mobile Sony Ericsson T650i et du PDA P1i du même constructeur. En tête du classement, mais en dessous de la moyenne, on trouve aussi un ordinateur de bureau de Dell, un autre de HP, un ordinateur portable Toshiba et le téléphone N95 de Nokia. Voici les différentes notes attribuées pour chaque catégorie de produits :

PC portables

  • Sony Vaio TZ11 5.29
  • Hewlett-Packard Compaq 2710p 4.82
  • Toshiba Portégé R500 4.74
  • Dell XPS M1330 4.38
  • Lenovo Thinkpad X61 3.98
  • Fujitsu-Siemens Lifebook P7230 3.52
  • Panasonic Toughbook W5 3.49

PC de bureau

  • Dell Optiplex 755 4.71
  • Hewlett-Packard dc5750 4.71
  • Fujitsu-Siemens Esprimo E5720 4.65
  • Lenovo Thinkcentre A61e 3.66

Téléphones mobiles

  • Sony Ericsson T650i 5.30
  • Nokia N95 4.40
  • LG Electronics KE970 4.05
  • Motorola MOTOKRZR 3.65
  • Samsung SGH-G600 3.60

PDA / smartphones
  • Sony Ericsson P1i 5.10
  • Hewlett-Packard iPAQ 510 3.95
  • Mio Technology P350 3.15
  • RIM Blackberry Curve 8300 3.10

L'enquête complète (rédigée en anglais) peut être téléchargée et consultée via ce lien (fichier PDF).

Pour rappel, depuis août 2006, l'organisation de défense de l'environnement publie le guide « Pour une high-tech responsable », qui classe les principaux fabricants de PC et de téléphones mobiles, puis plus récemment de télévisions et de consoles de jeu. La prochaine édition devrait paraître le 18 mars prochain (à noter que Microsoft et Nintendo, épinglés précédemment, auraient refusé de se prêter une nouvelle fois au « jeu »).

28 février 2008

L’architecture contemporaine en bois, une réponse au développement durable

Le Comité National pour le Développement du Bois (CNDB) en partenariat avec France Bois Foret donne la parole à Jean-Claude Bignonarchitecte, enseignant chercheur à l’ENSA Nancy, directeur du CRAI (Centre de Recherche en Architecture et Ingénierie) le 13 mars pour une conférence intitulée ''L’architecture contemporaine en bois, une réponse au développement durable''.

Depuis plusieurs années, le bois connaît en France et plus généralement en Europe un fort développement comme matériau de construction.
Cet essor s’inscrit dans un double mouvement :
- Celui de l’évolution des structures, des enveloppes et des formes des édifices. C’est un renouveau des cultures constructives et architecturales.
- Celui de la prise de conscience environnementale, des problèmes du climat à ceux de la santé. C’est un renouveau de la pensée écologique.

La conférence abordera ce mouvement à travers 7 thèmes : Glocal, Soutenable, Confort, Santé, Intelligence, Invention, Défis.

La conférence est ouverte à tous les étudiants, leurs enseignants et les professionnels intéressés par ce thème.


Public :Grand public
Tarif :Entrée libre
Date : 13/3/08
Lieu : Grand Amphithéâtre - Ecole d’architecture de Paris La Villette
144 avenue de Flandre - de 18.30 h – 20.30 h
Ville : Paris 19e
Pays : France