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11 août 2008

Beckerich, une commune verte exemplaire

Au cœur de la vieille Europe, dans cette commune luxembourgeoise de 2 200 habitants, les autorités locales mettent en œuvre un programme de développement écologique depuis 1990. Il vise l'autonomie énergétique.

Reportage :
K. Landaburu
France 24

30 juillet 2008

Votre écran de veille pour aider la recherche

Militant depuis 3 années pour le World Community Grid, je me permets de vous démarcher aujourd’hui.

La recherche scientifique a besoin d'effectuer des calculs de plus en plus complexes pour résoudre les grands problèmes humanitaires de notre époque. Ces calculs peuvent durer des centaines d'années sans une puissance de calcul informatique adaptée. La mission du World Community Grid est donc de mutualiser la puissance de calcul inutilisée de tous les PC et de créer la plus vaste grille de calcul scientifique au service de l'humanité.

Donnez le temps pendant lequel votre ordinateur est en veille à des projets qui serviront à l'humanité toute entière ! Nous fournissons gratuitement le logiciel sécurisé et vous devenez membre d'une communauté qui aide à changer le monde. Une fois le logiciel installé, vous ferez partie du World Community Grid. Aucune autre action de votre part n'est requise, c'est aussi simple que cela ! Pour en savoir plus et adhérer, cliquez ici.

Concrètement, c’est un écran de veille qui aide à la recherche scientifique sur des programmes hautement éthiques (SIDA, Cancer, Dingue, malnutrition… et non pas OGM, clonage, nucléaire…)

8 juillet 2008

G8 : les trouble-fêtes du climat

Chers amis,

Le Canada, le Japon et les États-Unis bloquent les discussions concernant les cibles de réduction d'émissions de gaz à effet de serre pour 2020.

Cliquez ici pour vous impliquer et faire un don pour nous aider à financer une publicité pleine page que nous ferons paraître dans le Financial Times.

 Cliquez ici
Une grande majorité de gens dans le monde veulent une action massive et urgente pour contrer les changements climatiques mais trois hommes leur barrent le chemin. Le premier ministre du Canada, Stephen Harper, celui du Japon, Yasui Fukuda et le président des Etats-Unis George W. Bush refusent de discuter des objectifs climat pour l’année 2020.

Les scientifiques s’entendent pour dire que nos actions des 12 prochaines années seront déterminantes pour mettre un terme à la crise climatique. Nous ne pouvons pas attendre une décennie avant que nos dirigeants posent les bons gestes. Si les experts n’arrivent pas à capter leur attention pour leur montrer le sérieux de l’affaire… pourquoi ne pas essayer à travers l’humour?

Avaaz a concocté une petite annonce satirique qui saura capter leur attention à coup sûr. Publiée mardi à travers le monde dans le Financial Times, la publicité montrera les visages MM. Bush, Harper et Fukuda avec le corps des personnages de la BD de «Hello Kitty» pour les blâmer de leur entêtement puéril dans le dossier des changements climatiques. Des exemplaires du journal seront distribués aux chambres d’hôtel de chacun des délégués participant au sommet. C’est une pub teintée d’ironie mais qui comporte un message sérieux. Plus on est nombreux dans le monde à l’appuyer, plus grand en sera l’effet. Cliquez ci-dessous pour aprouver le message de l’annonce et faite un don pour aider à en payer la publication. Merci de faire circuler ce message à vos parents et amis !

http://www.avaaz.org/fr/g8_2020_targets/10.php

Notre stratégie est basée sur deux événement importants : Bali et l’Australie.

Lors des négociations concernant le climat à Bali en Indonésie, messieurs Bush, Harper et Fukuda ont tout fait en leur pouvoir pour empêcher que des objectifs concernant le climat soient fixés pour l’année 2020, exactement comme en ce moment au sommet du G8. Mais un «bruyant tumulte» avait fait tourner le vent. Des négociateurs du Sud s’étaient levés les uns après les autres pour demander que les trouble-fêtes soient écartés des discussions. Des groupes de citoyens de tous les pays se sont mobilisés, y compris quelque 320 000 membres d’Avaaz dans les dernières 72 heures. Et une annonce satirique (montrant les trois dirigeants sur une affiche parodiée du film Titanic) publiée pleine page dans le Jakarta Post avait fait les manchettes partout dans le monde. Un important journal japonais a rapporté que cette publicité avait causé tout un remue-ménage au cabinet du premier ministre japonais, le contraignant ainsi à aller de l’avant dans le dossier des changements climatiques.

Le deuxième événement, qui a eu lieu en Australie, montre bien ce qui arrive lorsque l’humour est mêlé à un pouvoir politique de masse.

En Australie, donc, le premier ministre John Howard était aussi entêté que MM. Harper, Fukuda et Bush le sont maintenant. L’automne dernier, il a présidé un sommet international, celui de l’APEC, où il a tenté de se dépeindre comme un leader mondial dans le dossier des changements climatiques. Mais Avaaz ainsi que d’autres groupes de pression ont répliqué par des performances, des marches et une superbe parodie télévisée de nos amis de GetUp, montrant M. Howard jouant sa comédie et exigeant de réels objectifs pour la réduction des émissions polluantes. Les changements climatiques sont ainsi devenus les principaux enjeux des élections et lorsque John Howard a perdu, la première chose que le nouveau gouvernement a faite a été de ratifier le protocole de Kyoto.

Stephen Harper fera face à une élection difficile cet automne et les changements climatiques sont d’ailleurs en train d’en devenir les principaux enjeux. Quant à M. Bush, il sera lui aussi bientôt remplacé et les politiques environnementales de son successeur seront élaborées en fonction du climat politique cet été et cet automne. M. Fukuda fait lui aussi face à une forte opposition qui lui met constamment une pression. Bref, nos efforts conjoints pourront certes créer une onde de choc dans ces trois pays. C’est maintenant à nous de jouer. Signez la pétition, faites un don et passez le mot :

http://www.avaaz.org/fr/g8_2020_targets/10.php

Nous ne pouvons jamais être complètement sûrs des résultats des gestes que nous posons. Mais en pleine crise climatique, mieux vaut faire tout ce qui est en notre possible, comme de continuer à poser les gestes écolos que nous posons déjà au quotidien. Au moment de la prise des grandes décisions, si un nombre suffisant d’entre nous font front commun — cette fois, la prochaine ainsi que toutes les autres à venir —, nous finirons bien par nous faire entendre.

Avec espoir et détermination,

Ben, Iain, Alice, Ricken, Paul, Graziela, Pascal, Véronique, Mark, Milena et toute l’équipe d’Avaaz.org

P.S. : Notre publicité sur les changements climatiques et l’une des quatre annonces pleine page que nous faisons paraître dans le Financial Times cette semaine, toutes conçues pour multiplier l’impact des campagnes menées par les membres d’Avaaz.(disponible seulement en anglais)

http://www.avaaz.org/ads

P.P.S. : Voici les sources pour ce message d’alerte:

Le G8 n'établirait pas de cibles contraignantes contre les changements climatiques:
http://canadianpress.google.com/article/ALeqM5gVrqXNKDc23DwMuR3CD8hJIjHUUg

Climat: les ONG redoutent des "promesses creuses" du G8:
http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-36105969@7-50,0.html


A PROPOS D'AVAAZ

Avaaz.org est une organisation non gouvernementale indépendante à but non lucratif, qui mène des campagnes mondiales pour faire en sorte que les opinions et les valeurs des peuples influent sur les décisions mondiales. (Avaaz signifie "voix" dans de nombreuses langues). Avaaz ne reçoit aucun financement d'aucun gouvernement ou entreprise. L'équipe d'Avaaz est basée à Londres, New-York, Paris, Washington, Genève, et Rio de Janeiro.

3 juillet 2008

Améliorer votre confort tout en faisant des économies grâce aux travaux d’isolation

Vous souhaitez mieux maîtriser votre consommation énergétique et vous hésitez entre isolation et chauffage ? Notre conseil : commencez par l’isolation ! Vous gagnerez sur tous les plans : confort, économie et environnement.
Ensuite, une fois votre logement bien isolé, vous pourrez opter pour les nouveaux systèmes de chauffage, naturels et économiques, comme les pompes à chaleur par exemple.
Sachez que la toiture représente 30 % des pertes d’énergie, les murs 25 % et les vitres 15 %. L’isolation des combles est la mesure la plus rentable. Elle nécessite une pose adaptée et un bon choix d’isolant (épaisseur et nature). Concernant les murs, l’isolation peut se faire par l’extérieur ou par l’intérieur, l’option extérieure permettant de préserver sa surface habitable et l'inertie du bâtiment (il sera moins sensible aux variations subites de température). Pour les fenêtres, le double vitrage, renforcé ou non, reste une bonne solution mais l’isolation des fenêtres ne doit pas empêcher la circulation de l’air.

9 juin 2008

Bientôt une maison d'exception Très Haute Performance Energétique à Paris

Dans un peu plus d'un an se dressera dans le 14e arrondissement de Paris, une maison d'exception équipée de capteurs solaires thermiques et photovoltaïques, d'une structure bois, de géothermie et qui consommera moins de 50 kwh/m2/an.

© ART’UR Architectes
Façade vitrée avec serre tropicale En septembre prochain, à Paris dans le 14e arrondissement, commencera un chantier de construction tout particulier : une maison répondant aux exigences du label « basse consommation » et conçue dans le cadre de la démarche Haute Qualité Environnementale (HQE). Baptisé Maison 14, ce bâtiment est le fruit d'une réflexion commencée en 2005 entre Laurent Natkin, concepteur et maître d'œuvre et le cabinet d'architecture ART'UR Architectes. L'objectif, concevoir un bâtiment réconciliant l'urbain et le végétal et répondant aux enjeux énergétiques actuels tout en assurant un niveau de confort élevé : une première à Paris selon le cabinet d'architectes.

Prévue entre deux immeubles mitoyens, sur cinq niveaux pour une superficie habitable de plus de 550 m2, cette maison se veut très peu consommatrice d'énergie. Ses concepteurs prévoient une consommation d'énergie primaire de 46 kWh/m2/an, elle pourra donc prétendre au label Très Haute Performance Energétique puisqu'elle consommera 20% de moins que ce que la réglementation thermique 2005 exige. Pour atteindre ces consommations, les concepteurs misent sur une enveloppe étanche et bien isolée, constituée entièrement de bois (planchers, poutres), de triple vitrage autonettoyant sur la totalité des deux façades de la maison, d'une zone tampon vitrée sur la façade Nord et de laine de bois pour l'isolation. Seuls les fondations et le sous-sol seront en béton.

© ART’UR Architectes
Arrière de la maison
Les besoins en chaleur seront assurés par de la géothermie grâce à l'implantation de capteurs verticales à 100 mètres de profondeur et équipés d'une pompe à chaleur eau/eau. Un système d'extraction d'air double flux permettra de limiter les pertes de chaleur. 10 m2 de capteurs solaires thermiques sous vide installés sur le toit terrasse permettront d'alimenter en eau chaude sanitaire les robinets, les douches et la piscine installée en sous-sol. Le système géothermique sera sollicité pour faire l'appoint.
En été, le rafraîchissement sera assuré par la géothermie à travers les planchers. La présence d'une serre tropicale et d'un bassin d'eau dans la zone tampon de la façade Nord servira de « réserve de fraîcheur ». Un courant ascendant sera assuré par la gestion intelligente des ouvertures placées à la base et en partie haute de la serre. Le système de ventilation de la maison puisera de l'air frais dans cette zone tampon.
17 m2 de capteurs photovoltaïques installés sur le toit de la serre assureront la production d'électricité qui ne sera pas autoconsommée mais revendue sur le réseau. L'éclairage de la maison se fera uniquement par LED.

Question gestion de l'eau, une cuve de récupération d'eau de pluie de 1.000 litres alimentera le bassin de la serre, les toilettes de la maison et servira à l'arrosage du jardin. Pour l'eau potable, un système de traitement anti-légionellose est prévu. Les concepteurs comptent également beaucoup sur la serre de la façade pour assurer le confort acoustique, hygrométrique, visuel et olfactif de la maison.

D'un budget total de 2 millions d'euros, hors foncier, ce projet d'exception sera entièrement financé par le propriétaire Laurent Natkin. Les travaux devraient débuter en septembre prochain et durer un an. Ensuite, pendant trois ans, la maison servira de maison d'exposition pour les industriels qui veulent tester et présenter leurs nouvelles technologies de vitrage, d'éclairage et de production d'énergie. Elle pourrait donc être ouverte au public.

F.ROUSSEL

Publié par actu-environnement

29 mai 2008

Récupérer l'énergie plutôt que de la produire !

Si la plupart des applications de récupération d’énergie sont encore à un stade expérimental, les avancées de la recherche font naître l’espoir de pouvoir fabriquer de l’électricité à partir de sources d’énergie variées, disponibles et gratuites.

A Rotterdam verra bientôt le jour une discothèque d’un nouveau genre ! Sa piste de danse, Sustainable dance club, récupérera l’énergie produite par les mouvements des danseurs sur le sol. Cette énergie sera ensuite transformée en électricité et permettra ainsi l’alimentation électrique des spots.
A Stockholm, c’est l’énergie dégagée par les quelques 250.000 voyageurs quotidiens de la gare centrale qui va être utilisée pour alimenter en partie le système de chauffage d’un nouvel immeuble voisin. La chaleur dégagée par les voyageurs chauffera de l’eau qui sera acheminée vers le nouveau bâtiment.
Dans le secteur automobile, des recherches portent sur la récupération de l’énergie du freinage pour alimenter les voitures… Les premières grandes applications devraient voir le jour en 2009 !

Si ces exemples peuvent paraître anecdotiques, la récupération d’énergie intéresse de nombreux autres domaines et s’accompagne d’une imagination sans borne ! La raison ? De nombreuses sources d’énergies disponibles et gratuites ne sont pas exploitées aujourd’hui. Que ce soit l’énergie thermique, électromagnétique ou mécanique… ces ressources sont nombreuses et pourraient connaître de nombreux développements. Le principe : transformer ces énergies non exploitées disponibles dans l’environnement en électricité. Ou comment créer une interaction avec l’environnement et l’humain et créer des convergences.
Si la plupart des recherches sont aujourd’hui au stade expérimental, l’espoir est grand de pouvoir utiliser bientôt la récupération d’énergie dans de nombreuses applications.

De la recherche à l’industrialisation de masse

Les principes sont connus depuis plusieurs dizaines d’années. La thermoélectricité (transformation de la chaleur en électricité) par exemple a été découverte dans la première moitié du XIXe siècle. Les systèmes de conversions mécaniques, qui permettent de convertir un mouvement physique en puissance électrique, sont utilisés depuis des années. Mais les rendements peu élevés et les coûts importants de ce type de systèmes les ont limité à un marché de niche. De nombreux prototypes sont conçus chaque année mais le passage vers une industrialisation de masse constitue encore un défi.

L’apparition de nouveaux matériaux et le développement des nanotechnologies ont néanmoins relancé les recherches dans ce domaine. Ces progrès récents ainsi qu'un nouvel intérêt porté à ces technologies dû à la fois à la hausse des coûts de l'énergie et aux exigences environnementales ont conduit à une relance des recherches scientifiques dédiées à ces systèmes. Aux quatre coins du monde, des équipes de chercheurs planchent sur la récupération d’énergie.

L’utilisation d’une source d’énergie isolée et autonome pourrait en effet s’appliquer à de nombreux domaines, de la communication au secteur médical en passant par l’information sécurisée ou la logistique. Pour permettre aux gadgets électroniques une plus grande autonomie mais aussi pour alimenter des systèmes installés dans des milieux hostiles ou difficiles d’accès ou encore pour des applications militaires…

Au stade actuel des travaux, les applications sont possibles pour de faibles puissances, mais les avancées scientifiques laissent espérer une utilisation allant du microwatt à plusieurs unités de watt. L’enjeu réside dans l’augmentation de la puissance mais aussi dans les possibilités de stockage de l’énergie produite.

Le CEA et la thermoélectricité

En France, le Commissariat à l’énergie atomique travaille depuis 4 ans sur le domaine de la thermoélectricité. Grâce à ses compétences dans les nanotechnologies, le CEA pense pouvoir développer les propriétés de la thermoélectricité. Avec les nanomatériaux, la conversion de la chaleur en électricité est plus importante au point que de très petites surfaces, de l’ordre du cm², se concentrent de très fortes densités d’énergies, déclare le commissariat. Tout l’enjeu réside là : développer l’efficacité sur de très petites surfaces afin d’obtenir un rendement maximum.
Le CEA est fortement sollicité par les industriels, très intéressés par les futurs développements de la thermoélectricité. On peut imaginer développer des vitres qui récupèrent la chaleur et la transforment en électricité, alimenter les moteurs de voiture grâce à la chaleur récupérée sur le pot d’échappement par exemple et économiser du carburant, ou encore créer des vêtements qui produisent de l’électricité grâce à la chaleur des corps… Les nanotechnologies offrent de nombreuses perspectives, commente Didier Marsacq, directeur du CEA-Liten, la direction des recherches technologiques.
Mais là aussi, les challenges restent importants… Il faut encore développer le rendement des systèmes et leur capacité de stockage. Les premiers produits devraient voir le jour d’ici 2010.

S.FABREGAT pour Actu-Environnement

15 mai 2008

Philippe Starck présente à Milan une éolienne pour M. Tout-le-monde

MILAN (AFP) - Le designer français Philippe Starck présente à Milan le prototype d'une éolienne de petite dimension, "abordable et démocratique", destinée à M. Tout-le-Monde et qui peut être installée dans un jardin, voire sur une terrasse.

Philippe Starck, éolienne Pramac 2008
Photo : PHILIPPE S+ARCK NETWORK


"Cette éolienne individuelle, abordable et démocratique", comme la définit lui-même le designer, a été conçue en collaboration avec le groupe italien Pramac, un fabricant de groupes électrogènes traditionnels, récemment réorienté sur les énergies renouvelables.

Ressemblant à un fouet de cuisine, épuré en polycarbonate avec moteur intégré, l'objet est remarquable par sa simplicité.

"J'ai pu faire une éolienne quasiment invisible, car on n'en voit que les reflets. C'est une sculpture moderne assez étonnante", a raconté le designer dans un entretien lundi au quotidien français Le Figaro.

"Réalisée dans un matériau ultra-léger, reliée à un accumulateur, qui produit de l'énergie électrique, elle est très facile à utiliser. Et devrait être commercialisée dès septembre prochain", a déclaré à l'AFP Michelangelo Giombini, du magazine de design "Interni", organisateur de Green Energy Design.

Cette manifestation réunit jusqu'à mercredi divers projets de design autour du thème des énergies durables, dont le prototype de cette éolienne.

"L'idée, c'est de donner à tous la possibilité de produire sa propre énergie, comme lorsqu'on installe des panneaux solaires sur le toit de sa maison. Mais dans le cas de cette éolienne, produire sa propre énergie devient encore plus facile, car le prix en est beaucoup plus abordable et l'installation en est toute simple. il suffit d'avoir un bout de jardin ou même une terrasse", poursuit l'organisateur.

"En fonction de sa taille - il y en a six-, elle traite entre 10 à 60% des besoins énergétiques individuels. Et elle vaut entre 300 et 400 euros", a précisé Philippe Starck au Figaro.

Le designer, qui a suscité un grand intérêt à Milan avec sa dernière invention, travaille également sur de nombreux autres projets au sein du "département de haute technologie pour la démocratisation de l'énergie", qu'il a créé il y a quelques mois avec l'italien Pramac: des bateaux totalement solaires à la voiture électrique en passant par des panneaux photovoltaïques transparents.

Interview au Figaro
Groupe Pramac

25 mars 2008

Le porte-parole du Réseau Sortir du Nucléaire placé en garde à vue par la DST

Le porte-parole du Réseau Sortir du Nucléaire placé en garde à vue par la DST
Convoqué cet après-midi par la Direction de la surveillance du territoire au sujet de la détention d'un document «confidentiel défense», Stéphane Lhomme a été placé en garde à vue.
Article écrit par Eliane Patriarca
LIBERATION.FR : mardi 25 mars 2008



Cake aux olives et vin rouge dans des gobelets en plastique: Stéphane Lhomme, le porte-parole du réseau «Sortir du nucléaire», convoqué cet après-midi par la Direction de la surveillance du territoire (DST) au sujet de la détention d'un document «confidentiel défense», n'avait perdu ni le moral ni les bonnes habitudes associatives à son arrivée. Mais dès son entrée dans les locaux de la DST, il a été placé en garde à vue.
C'est José Bové, venu le soutenir, qui l'a annoncé peu après l'entrée de Stéphane Lhomme dans les locaux de la DST à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine).

"La DST a informé sa compagne qu'il avait été placé en garde en vue dès 14 heures", a indiqué José Bové. "On ne sait pas pour combien de temps", a-t-il ajouté.

Deux heures plus tôt, à la mi-journée, sur le trottoir qui longe le siège de la DST, dont l'accès était restreint depuis le matin par des barrières métalliques et de nombreux policiers, une vingtaine de personnes s'était rassemblée pour accueillir et soutenir le porte-parole de ce réseau évologiste qui fédère 810 associations. La secrétaire nationale des Verts, Cécile Duflot, était là, aux côtés de Jacques Muller, sénateur-maire Vert du Haut-Rhin (Alsace), ceint de son écharpe tricolore.

"Je vais entrer dans le bâtiment à 14 heures mais je ne sais pas quand j'en ressortirai: une heure, un mois ou cinq ans plus tard !» plaisantait Stéphane Lhomme. Selon lui, ce qui se joue aujourd'hui, c'est la « deuxième mi-temps » d'une affaire qui a débuté, il y a deux ans.
Perquisition en 2006

Le 16 mai 2006, sur ordre de la section antiterroriste du Parquet de Paris, la DST avait fait irruption son domicile à Bordeaux, l'avait placé en garde à vue, soumis à interrogatoire, avait perquisitionné son appartement et saisi du matériel informatique et des dizaines de documents, dont une copie du document à l'origine de la perquisition.

Un document «confidentiel défense» qu'un salarié d'EDF avait transmis à Sortir du nucléaire et dont il ressortait que les réacteurs de type EPR, comme celui qui est actuellement en construction à Flamanville dans la Manche, n'étaient pas conçus pour résister au choc d'un avion de ligne, à un «crash suicide».

Pour la seule détention de ce document «confidentiel défense», Stéphane Lhomme risque 5 ans de prison et 75 000 euros d'amende. «Je devais être présenté à un magistrat, mais cela ne s'est jamais fait », soulignait-il ce matin.

Aujourd'hui l'objet de la convocation c'est la mise en ligne sur le Web de ce même document. Dès le lendemain de l' intervention, en effet, le 17 mai 2006, Sortir du nucléaire et d'autres associations avaient en effet décidé de réagir en publier une copie numérisée de ce document sur leurs sites internet.
"Un droit et un devoir"

Bien que ce soit une action collective, il y a pour la DST deux coupables: "La personne d'EDF qui nous a transmis le document et moi même", a expliqué le militant bordelais. "Mais je ne répondrai pas aux questions de la DST tant que je n'aurai pas vu un magistrat, tant que je ne saurai pas si la première «mi-temps» est classée ou si j'ai toujours au dessus de moi cette épée de Damoclès des cinq ans de prison.»

Sa ligne de défense est très simple. «Non seulement c'est notre droit de publier des documents qui montrent à l'ensemble de la population que, une fois de plus, concernant le nucléaire, les autorités françaises nous racontent des salades, et dissimulent des dangers, mais c'est notre devoir », a estimé Stéphane Lhomme. «Areva, qui développe l'EPR, a beau répéter partout que ce réacteur est sûr, ce document prouve le contraire."
"Nous sommes contents qu'il y ait des gens à l'intérieur du système, dans EDF en particulier, qui, voyant des choses très graves, prennent le risque de nous faire parvenir ces documents, a-t-il ajouté. Nous savons pas ce qu'il est advenu de cette personne. Notre espoir c'est que les autorités n'aient pas identifié la source. »

Le souvenir du nuage de Tchernobyl

Pour la secrétaire nationale des Verts comme pour le sénateur Jacques Muller, cette affaire montre une fois de plus qu'avec le nucléaire «il ne peut y avoir de transparence, de démocratie». «C'est scandaleux que le gouvernement veuille cacher un document de ce type, a protesté Cécile Duflot. Et s'il faut faire encore plus de publicité, on en fera, j'espère que les locaux de la DST sont assez grands!», ironisait-elle.

"Pour un élu alsacien, ajoutait Jacques Muller, cela ne peut que rappeler l'affaire du nuage de Tchernobyl en 1986, quand d'un côté les autorités françaises affirmaient que le nuage s'était arrête à la frontière, et de l'autre, les télévisions allemandes nous abreuvaient de toutes les mesures de sécurité à prendre avec les légumes et les fruits par exemple. Vingt ans après, rebelote, c'est toujours la loi du silence.»

4 février 2008

Une éolienne Windside en milieu urbain - La Ciotat.

Cette année, l'office du tourisme de La Ciotat se met aux énergies renouvelables.
Pour preuve, elle vient de faire installer une éolienne Windside sur son parking, par la société Suez.



Destinée à pourvoir à une partie de l’alimentation de l’Office Municipal du Tourisme, l’installation sera dans un second temps complétée par des panneaux photovoltaïques installés sur le toit du bâtiment. Les économies d'énergie et d'émission de CO2 seront mesurées pour être diffusées.


Quelques photos:
http://www.flickr.com/photos/cap_enr_pass/

1 février 2008

Ecooogle.org


Bonjour à tous,

Comme vous le savez, l'état de notre planète est de pire en pire.


Effet de serre, pollution des océans, etc... Nous nous devons de faire des économies d'énergie, et ce pour la protection de nos enfants, de toutes les espèces animales, végétales, pour la protection de la Terre en général.

Un blogueur canadien (qui fait depuis autorité en la matière) aurait démontré il y a quelques temps que si le site Google était noir, on pourrait économiser 750 mégawatts-heures par an, soit toute l'énergie produite par 1000 petites éoliennes ou par 26 turbines du barrage des Trois Gorges en Chine (barrage dont la construction, faut-il le rappeler, a engendré le déménagement de plus d'un million de Chinois, qu'ils le veuillent ou non). Cette économie est due au fait que les pixels blancs nécessitent plus d'énergie que les pixels noirs pour s'afficher sur vos écrans.

Suite à cette déclaration, un nouveau moteur de recherches noir est né, Ecooogle.org (http://www.ecooogle.org), moteur de recherches qui utilise toutes les données de Google, mais en noir.

J'incite donc tous ceux qui reçoivent ce mail à mettre Ecooogle.org en page d'accueil, ou au moins à changer cette habitude d'aller sur Google, et d'utiliser Ecooogle.org. Un geste qui ne coute rien, et qui à grande échelle, pourrait avoir une influence sur la santé de notre environnement.

Envoyez ce mail à tous vos contacts, ça vous prendra 30 secondes, et, dans le doute, en plus d'agir pour l'environnement, ça vous donnera peut-être bonne conscience.

Merci de votre attention, et merci de faire en sorte que notre planète resplendisse à nouveau.

Voici à peu près un mail que j'ai reçu il y a quelques jours (c'était Ecogle.fr, et non pas ecooogle.org). Saisi d'un doute, j'ai mené ma petite enquète....

Ce que je vois, moi, c'est qu'un petit malin va s'enrichir sous
couvert d'écologie. Explications:
1. Google rémunère ceux qui font passer des recherches par son biais (cf exalead pour expliquer très bien tout ça)
2. Greenpeace ne parle dans aucun de ses sites de ce superbe ecogle.fr.
3. Le petit malin a acheté son nom de domaine anonymement... Quelque
chose à se reprocher?

Alors, je suis pris par l'envie de faire un test: combien le petit malin se fera-t-il?
Et que je dépose un nom de domaine Ecooogle.org (et oui, faites un tour sur ecoogle.fr, ecoogle.org, ecoogle.com, ecogle.com.... il y a du monde sur l'affaire! j'ai du rajouter (encore) un "o") et que je mets l'affaire en place. Debriefing dans quelques jours.

emissions0.blogspot.com

30 novembre 2007

L'Alliance poursuit ses actions en faveur de la publicité éco-compatible

Après les quelques mesures adoptées en faveur d'une publicité éco-compatible au Grenelle de l'environnement, l'Alliance poursuit le débat et réaffirme sa volonté d'aller de l'autorégulation actuelle vers une co-régulation indépendante.

Suite à l'utilisation récurrente d'arguments écologiques dans les publicités, l'Alliance pour la planète mène depuis décembre 2006 une campagne en faveur d'une publicité « éco-compatible ». Le collectif regroupant 80 mouvements, associations et ONG, dénonce les publicités qui donnent une image « verte » à des entreprises, des services et des produits qui ne le sont pas. Les publicités des énergéticiens et des constructeurs automobiles sont principalement dans leur ligne de mire. Même si selon certains sondages* les Français se déclarent ouvertement publiphobes (30%) ou plus critiques par rapport à la publicité, l'Alliance craint que ce « greenwashing » ou « blanchiment écologique » participe directement à la désinformation des consommateurs et contrecarre les efforts importants de sensibilisation faits en ce sens par les associations et les pouvoirs publics.

Dans le cadre des débats du Grenelle de l'environnement qui ont eu lieu cet été, ce sujet a été abordé et plusieurs mesures ont été adoptées. Il a notamment été décidé d'encadrer plus strictement la publicité au regard du développement durable et de l'environnement afin de mettre fin à un usage abusif des arguments environnementaux ou aux publicités mettant en scène des comportements contraires à l'exigence de protection de l'environnement. Ce nouvel encadrement pourrait se traduire par la mise en place de signes officiels de qualité, de cahiers des charges des médias ou encore de campagnes d'information, mais pour l'instant rien n'est encore défini.
Il a été également décidé de faire évoluer la méthode de contrôle actuellement basée sur l'autorégulation. En effet, c'est le Bureau de Vérification de la Publicité (BVP) qui est chargé de vérifier le contenu des publicités. En tant qu'association loi 1901 regroupant des publicitaires volontaires, il n'a qu'un rôle consultatif et émet un avis lorsqu'un publicitaire lui soumet volontairement sa publicité mais cet avis n'est pas contraignant. Selon l'Alliance, le BVP est donc « juge et partie ». C'est pourquoi les différents acteurs se sont mis d'accord pour évoluer vers une logique de co-régulation de la publicité avec une instance partenariale et plus ouverte, pour garantir des publicités plus respectueuses de l'environnement. Un nouvel organisme pourrait ainsi voir le jour. Les associations y seraient plus présentes à travers des avis en amont sur des projets publicitaires et en aval pour une fonction de contrôle. Le syndicat professionnel des Agences-conseil en communication (AACC) a proposé la création d'un jury indépendant au sein duquel siégeraient les parties prenantes avec droit de saisine individuelle ou par une association pour non conformité aux recommandations du BVP. L'Alliance pour la planète espère une composition paritaire intégrant les pouvoirs publics (DGCCRF, ADEME), les professionnels (Agences, Média, Régies) et la société civile (associations environnementales et de consommateurs). Ce nouvel organisme pourrait être financé par une taxe de 0,5 à 1% prélevée sur les budgets publicitaires soit une enveloppe de 151 à 300 millions d'euros. Les discussions sont donc en cours.

Au niveau européen, le débat est également ouvert. La directive européenne relative à la publicité datant de 2005 donne une définition assez stricte de la publicité trompeuse et fait reposer la charge de la preuve sur l'entreprise. Mais alors qu'elle demande une « harmonisation maximale », elle laisse aux Etats membres le choix des moyens de mise en oeuvre légale à utiliser. Chaque pays a donc un niveau complètement différent de protection contre le « blanchiment écologique ». Lors d'une étude comparative intitulée « Greenwash Confronted », les Amis de la Terre Europe ont déploré une grande disparité entre les pays. Alors que dans les pays nordiques, le contrôle est totalement indépendant de l'industrie publicitaire et a le pouvoir de sanctionner, en France et en Belgique, l'autorégulation prime ce qui constitue aux yeux de l'ONG la pire des situations. Les actions en justice ne sont donc pas traitées de la même façon et une publicité interdite aux Pays-Bas pourra continuer à être diffusée en France. La Norvège par exemple a totalement interdit l'utilisation d'arguments écologiques pour la publicité automobile depuis le 1er octobre 2007, ce qui montre à quel point la réponse législative peut être différente.

L'Alliance pour la planète espère que la présidence française à la tête de l'Union européenne en juin 2008 sera l'occasion d'améliorer et surtout d'harmoniser la législation relative à la publicité. Pour continuer à mettre la pression, les associations européennes prévoient de remettre le 5 décembre prochain à Bruxelles, Un prix pour les « plus mauvais » lobbyistes d'entreprise, les moins transparents et les plus anti-régulation environnementale et un prix pour les « meilleurs » blanchisseurs écologiques.

F.ROUSSEL-LABY

Veosearch
Vous rappelez-vous de Veosearch, le moteur de recherche solidaire dont nous vous annoncions les débuts (voir Veosearch, le moteur de recherche solidaire) ? Sachez que ce projet, initié par deux étudiants français, est passé il y a peu à un nouveau stade de son évolution, celui d'entreprise.

En effet, quelque 675 000 euros ont été levés pour développer ce moteur de recherche qui, rappelons-le, propose des résultats fournis par Google, Yahoo!, Ask et Exalead. Rappelons également le principe de ce site : reverser 50% des recettes publicitaires générées par vos recherches à des associations soutenant le développement durable, comme WWF, le Sidaction ou ATD Quart-Monde (il existe pour l'instant 17 projets soutenus). Quelques nouveautés ont été ajoutées très récemment, comme la mise en place d'un blog qui sert de tribunes aux différentes associations, ainsi qu'un petit lien vous permettant de choisir Veosearch comme moteur de recherche par défaut.

Durant le mois d'octobre, les audiences de ce site ont triplé (pour passer de 20 000 visiteurs uniques à 60 000), mois durant lequel un million de recherches ont été réalisées. Ces résultats encourageants ont donc donné l'envie aux deux étudiants de poursuivre l'aventure en investissant désormais sur la communication, l'amélioration du site (un nouveau module devrait voir le jour d'ici Noël), la traduction du moteur en plusieurs langues... Sans compter la mise à niveau de leurs serveurs, que vous aviez mis à mal le jour de notre précédente actualité sur Veosearch.


Ce site, qui compte actuellement 8 300 inscrits, a vu passer plus de 3 millions de recherches qui ont permis de collecter près de 5 300 euros. Les développeurs disent aujourd'hui attendre beaucoup de cette évolution et des différents partenariats créés pour augmenter significativement leur audience et, à terme, réinvestir dans de nouveaux projets solidaires.

28 novembre 2007

Google veut développer les énergies renouvelables


Google indique cette semaine son intention d'investir plusieurs centaines de millions de dollars dans un projet de recherche et développement consacré aux énergies renouvelables ou énergies « vertes ». Baptisée « Renewable Energy Cheaper Than Coal », cette initiative sera focalisée sur les énergies solaire, éolienne et géothermique, explique la firme dans un communiqué. En proie à des critiques de plus en plus fréquentes, Google aurait-il décidé de remettre en avant le « Don't be evil » qui était la devise originelle de ses fondateurs ?

« Nous avons l'expérience de la conception de centres de données à grande échelle économiques en énergie », affirme Larry Page, cofondateur de Google. Outre cette expérience, le moteur de recherche pourra s'appuyer sur sa trésorerie de plusieurs milliards de dollars. Il évoque des investissements se comptant en dizaines de millions de dollars dès 2008, puis en centaines de millions au-delà. « Notre objectif est d'arriver à une capacité de production d'un gigawatt d'énergie renouvelable », déclare Page, ce qui correspondrait selon lui à la consommation en énergie d'une ville comme San Francisco.

« Si nous y parvenons, le monde pourra réduire notablement ses émissions de carbone », affirme-t-il encore. Dans le même temps, la firme réaliserait sans doute d'importantes économies d'énergie, tout en acquérant une certaine indépendance vis-à-vis des producteurs d'énergie. Aujourd'hui, les panneaux photovoltaïques installés sur les toits du siège de la firme, à Mountain View, représentent l'une des plus importantes installations de production d'énergie solaire installées par une société.

2 novembre 2007

La réduction du volume des déchets commence dans le caddie

A l'occasion de la semaine nationale de la Réduction des déchets qui se déroulera du 3 au 11 novembre 2007, l'ADEME et le MEDAD rappellent que la réduction du volume de déchets commence par un acte d'achat réfléchi. Le porte-monnaie appréciera aussi.

Selon une étude réalisée par l'ADEME en 2007, le choix des produits à l'occasion des achats courants réalisés dans les supermarchés a un effet direct et important sur la quantité de déchets générée au final par les ménages, mais aussi sur le prix du chariot. En comparant deux caddies contenant la même masse de produits mais réalisés avec des comportements différents, l'ADEME a mis en évidence un écart de poids et de prix significatif. En répétant l'expérience plusieurs fois, dans plusieurs supermarchés et pour deux types de foyers (célibataire et famille de 4 personnes), les résultats sont similaires et sans appel. Au final, un acte d'achat réfléchi permet de réduire de 50% la production de déchet du foyer et d'économiser 50€ par personne et par mois. Le chariot baptisé « maxidéchets » qui regroupe des produits générant beaucoup de déchets entraîne une production de 100kg/habitant/an contre 50kg/habitant/an pour le chariot dit « minidéchets ».
Afin de se rapprocher le plus possible de la structure de la consommation moyenne française, le choix des produits a été établi sur la base d'études et de données de consommation existantes. Par conséquent, les deux types de chariots ont été constitués en prenant les 150 produits qui constituent l'essentiel de la consommation courante des Français avec des fonctionnalités équivalentes dans l'un et dans l'autre. La différence observée entre les deux chariots vient à la fois des emballages présents en plus ou moins grande quantité mais aussi de la présence ou non de produits jetables : essuie-tout ménager contre torchon en tissu, éco-recharge contre bidons, légumes en vrac contre légumes emballés, piles à usage unique contre piles rechargeables, aliments pour animaux en dose individuelle contre grand conditionnement, bouteille d'eau contre eau du robinet, etc. Pour le Ministre d'Etat Jean-Louis Borloo, cette étude est révélatrice : à chaque fois que l'on rentre dans un magasin, on vote !, a-t-il expliqué, ajoutant qu'il y a peu de décisions où l'intérêt général et l'intérêt particulier se rejoignent à ce point.

Cette étude a été présentée à l'occasion de la semaine de Réduction des Déchets qui se déroule du 3 au 11 novembre prochain dans toute la France. À travers 320 manifestations de proximité, c'est le moment de sensibiliser et de mobiliser les citoyens, jeunes ou moins jeunes sur l'impact de leur mode de vie sur la production de déchets. De Dunkerque à Montpellier, de Quiberon à Colmar en passant par Paris, Lyon, Auch, Limoges sans oublier Corté en Corse, Cayenne en Guyanne, Saint-André à La Réunion et Le Robert en Martinique, des associations, collectivités, établissements scolaires, institutions ou encore des entreprises organisent des expositions, débats, conférence, journées portes ouvertes, sensibilisation en grande surface, trocs, ateliers ludiques, projections de films et autres actions de sensibilisation…

À l'heure actuelle, selon l'ADEME, le chariot moyen de référence des Français entraîne la production de 83 kg de déchets par habitant et par an. Un acte d'achat réfléchi représenterait donc une réduction de 40% par an soit 33 kg/hab/an. Si chacun faisait cet effort de réduction, l'agence de l'Environnement estime que cela représenterait une réduction de 2 millions de tonnes de déchets en moins par an sur l'ensemble du territoire. En allant encore plus loin et en favorisant les emballages recyclables, le compostage, le réemploi, l'éco-conception, la masse d'ordures ménagères résiduelles serait significativement réduite. Même si on ne va pas jusqu'à traduire cette réduction en nombre de centres de traitement évités à l'image des incinérateurs ou des décharges pointés du doigt par les associations et mal perçus par la population, la tentation serait grande d'imaginer la fermeture progressive de ces installations par « manque de déchets ». Il est en revanche moins utopique d'imaginer une stabilisation du nombre de centres. Pour Arnaud Gossement, porte-parole de la fédération France Nature Environnement, la situation est ubuesque : d'un côté nos déchets explosent, de l'autre plus personne ne veut de la prolifération des décharges et autres incinérateurs et les recours en justice se multiplient. Il faut changer la donne !

Les premiers éléments issus des réflexions du Grenelle semblent aller dans ce sens. En effet, même si aucune décision précise n'a été actée lors de la table ronde finale, les propos du Président de la république ont été clairs : la priorité n'est plus au seul traitement des déchets mais à leur prévention. Nous retiendrons toutes les propositions qui permettent d'interdire ou de taxer les déchets inutiles comme le « suremballage ». La priorité ne sera plus à l'incinération mais au recyclage des déchets. Il faudra prouver pour tout nouveau projet d'incinérateur qu'il s'agit bien de l'ultime recours. Malgré tout, rien n'est décidé et les acteurs du Grenelle ont prévu de se pencher à nouveau sur la question des déchets d'ici quelques semaines.

F.ROUSSEL-LABY

*Cette semaine de mobilisation est organisée dans le cadre de la campagne « Réduisons vite nos déchets, ça déborde » par le Ministère de l'Ecologie, du Développement et de l'Aménagement Durable et l'ADEME avec le Réseau des Ressourceries & Recycleries, avec le soutien de Veolia Propreté et en partenariat avec la FNE - France Nature Environnement- et la CLCV -Consommation, Logement et Cadre de vie.

19 octobre 2007

Dell lance son concours pour l'écologie

Confirmant sa position de société high-tech respectueuse de l'environnement, Dell vient de lancer son concours « ReGeneration » ('International Green Computing Technology Design Competition').

Les amateurs, particuliers et étudiants en design, sont invités à proposer, de janvier à avril 2008, leurs projets de conception et d'innovation pour des « technologies vertes » qui limitent l'utilisation de certains produits et composants néfastes pour l'environnement. « Nous voulons que les meilleures idées des étudiants, des amateurs d'informatique et d'autres passionnés, aident les technologies à protéger notre environnement », a déclaré dans un communiqué Ken Musgrave, directeur en charge du design industriel chez Dell.

L'évènement est soutenu par l'Industrial Designers Society of America. En mai prochain, un jury d'experts sélectionnera 5 finalistes qui, chacun, recevront 10.000 dollars. Le projet plébiscité par le vote des internautes sera également récompensé. Cette initiative du fabricant américain de PC fait suite à la présentation récente de sa politique de diminution des émissions de gaz carbonique (composants moins gourmands en énergie et utilisation d'énergies renouvelables).

Article issu de Clubic

8 octobre 2007

Veosearch, le moteur de recherche solidaire


A l'heure actuelle, les moteurs de recherche de renommée mondiale que sont Yahoo!, Google ou Windows Live Search se livrent à une course effrénée pour offrir de plus en plus de services aux utilisateurs. Et si les internautes donnaient un peu au lieu de recevoir ? C'est l'idée de l'économie solidaire, celle dont est imprégné un moteur de recherche d'un genre nouveau, Veosearch.

Le principe de ce site : reverser 50% des recettes publicitaires générées par vos recherches à des associations soutenant le développement durable. D'un point de vue technique, ce moteur de recherche s'appuie donc sur les résultats de Yahoo!, Exalead, Google ou encore Ask et propose les thèmes de recherches classiques que sont le Web, les images, les blogs, les vidéos et Wikipedia.

Construit pour que vous donniez « du sens à vos recherches », Veosearch propose en page d'accueil l'éco-conseil du jour en partenariat avec le Ministère de l'Ecologie, ainsi qu'un lien vers les vidéos présentant les diverses associations affiliées, comme le WWF, le Sidaction ou ATD Quart-Monde. Un compteur de la somme collectée et du nombre de recherches effectuées est également disponible, incitant les internautes à être partie prenante de cet effort de solidarité. A l'heure actuelle, quelque 1 122 786 recherches ont été effectuées pour 2 246 euros collectés, ce qui représente 0,2 centime la recherche.



En plus de la simple recherche qui génèrera automatiquement un don, vous pouvez également, via une inscription très rapide, soutenir un projet (présenté par un petit clip) et ce, d'un simple clic, pour diriger de façon privilégiée les dons que vous générez vers des associations qui vous tiennent à coeur. Un tri par thème (économie, environnement, social) est disponible, ainsi qu'un tri secondaire proposant les projets les plus soutenus ou les plus financés, alors que la logique imposerait peut-être de mettre au contraire les associations qui ont le plus besoin d'argent. Ces projets sont au nombre de 14 pour le moment, mais gageons que ce chiffre grandira rapidement.

Article issu de Clubic.com

3 octobre 2007

Blog Action Day

Bloggers Unite - Blog Action Day

Qu'est ce qui arriverait si chaque blog publiait un article sur le même sujet, le même jour? Un sujet. Un jour. Des milliers de voix.

Le 15 Octobre, jour du Blog Action Day, les bloggers du web s'uniront pour un thème unique, important pour nous tous.
Pour cette première année, le thème est l'environnment.

Emissions:0 ne peut que participer à cet évènement

High-Tech et écologie: apple laisse la dernière place à Sony

"Dans la quatrième édition de son « Guide pour une high-tech responsable », l'association Greenpeace récompense les récents efforts faits par Apple en matière d'environnement. La firme dirigée par Steve Jobs se hisse en effet à la dixième position du classement des entreprises les plus propres et cède la dernière place au japonais Sony. Nokia termine en tête, suivi par Dell et Lenovo tandis que les dernières places reviennent à HP, Panasonic, LG et Sony, fustigés pour leur absence ou quasi absence de politique de reprise des anciennes machines. Rappelons que Greenpeace établit ce classement tous les trois mois, sur la base des informations communiquées par les fabricants au sujet de leurs politiques de recyclage et d'élimination des substances dangereuses.

classement greenpeace juin 2007


Il semblerait que l'association ait tenu compte des engagements récemment formulés par Apple en matière d'environnement. Sensibilisée au problème par le retentissement médiatique du classement de Greenpeace et par différentes actions d'amateurs de ses produits, la firme déclarait début mai qu'elle allait mettre en place un programme visant à recycler 30% du volume de ses ventes d'ici 2010 et cesser rapidement d'utiliser certains produits polluants dans la conception de ses machines. Aura-t-il suffi à Apple d'adapter sa communication pour remonter dans le classement ?"
Voilà ce que l'on pouvait lire dans Clubic au mois de juin 2007.

Un site a fortement influencé la donne, sensibilisant l'internaute au problème, mais en plus en l'invitant à s'impliquer dans les changements envisageables. Ce site, c'est Green My Apple invitant tout un chacun à verdir la pomme.
Neuf mois après la création du site, Steve Job annonce qu'Apple deviendra plus verte et le site a quant à lui été primé par un webby award 2007.

Greenpeace maintient la barre en publiant un "Guide pour une High Tech responsable"